Turbo Vomi

Yannick Lecoeur - France - 19mn

Séléction : 2014 - Brut Spécial

Le dogme 2014 du sans concession Yannick Lecœur :

1°) Pas de ralenti

2°) lorsqu’un acteur oublie son texte, il doit débiter une suite de mots extrêmement vulgaires

3°) Toutes les scènes ratées sont reprises en animation.

Lars von Trier n’a plus qu’à aller se coucher. Turbo Vomi est né.


Interview du réalisateur :

1/ Pourquoi avoir choisi de raconter cette histoire en particulier? Quelle était votre intention?

Il y avait une triple envie :

– faire un film sur un homme catapulté dans un corps de renard, et qui doit faire avec un corps qu’il contrôle mal

faire un film sans les limitations habituelles d’un film fauché : faire des scènes d’actions qui coûtent cher (poursuites de voiture, explosions) et avoir des stars.

– Faire un film en constante évolution :
Les périodes de tournages étant espacées de plusieurs mois (on a mis 1 an à tourner le film), j’écrivais la suite en m’inspirant de ce que les acteurs avaient proposé en import, d’un costume (Julien en rappeur)… se donner cette liberté de faire évoluer l’histoire comme bon me semblait.

Mon intention était de faire un film bordélique, cartoonesque, faire un film à 5 millions d’entrées pour pouvoir avoir des méga stars dans mon prochain film (Depardieu en Batman).

2/ Comment avez-vous financé votre projet? (participation des acteurs locaux, des régions, racket des parents, hypothèque des maisons des amis, échanges de participation contre heures de ménages etc…  )

Ce film n’a coûté que la boisson et les repas de l’équipe (3 la majeure partie du temps) : donc maximum 100 €.

Il y a eu à peu près 12 demi journées de tournage.

Comme je n’aime pas monopoliser les gens sur des périodes longues, et que je n’ai pas de sous pour les payer, je me suis arrangé pour que les tournages ne durent à chaque fois qu’une demi-journée. Pour la scène du clip avec une quinzaine de figurants, j’ai calé ça dans les vacances de Noël, donc c’était une bonne occasion pour tout le monde de se retrouver, déguisés en plus.
Je ne suis pas facho sur les tournages, donc ce n’est pas hyper contraignant. Et puis pour cette scène en particulier j’ai la chance d’avoir des amis créatifs que ça faisait bien marrer de décorer un gymnase en lieu de tournage.
J’ai demandé si ils avaient des WC de démontés quelque part. On m’a dit oui, et 20mn plus tard, je ne sais pas comment, il y en a un qui en a ramené un.

Je tourne toujours super léger : je fais la caméra, le clap et la lumière, souvent je fais le son moi même aussi en cachant un micro dans le décor (l’ingé son qui a fait le master m’a maudit).
On ne peut pas faire + réduit comme équipe. C’est pour ça que c’est pas toujours net, que le son est des fois dégueulasse, et la lumière aussi. Mais c’est aussi très rapide.

3/ Anecdote(s) sur le film (trucs bien galère, histoires d’amour, chiffres étonnants, anecdotes capillaires…)

Rien de très marrant en fait.

Après avoir marché 20mn dans la boue pour arriver au premier lieu de tournage, on s’est fait viré par des connards de chasseurs.


-Le nom Batard système est né d’une impro de Julien quand il parle de Patricia Kass.
On a changé les paroles d’un morceau de Princesse rotative, chanté par le type en marcel avec un Nunchaku autour du cou.

-Le réalisateur du clip est vraiment réalisateur : Nicolas Dégénétais. En vrai il est très précis et très sympa.

-Sinon, les aléas du tournage étaient très banaux : batterie morte, lampadaire qui s’arrête, averses, oublis d’accessoires…

Le FILM!!!

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