Temps Mort

Arsene Chabrier - France - 10mn

Séléction : 2017 - Brut d’Argent

Poussé à prendre un temps mort dans une compétition de tennis de table, le jeune Jan va devoir lutter contre un adversaire bien plus coriace que son vis-à-vis… Un beau film d’affirmation de soi.

 

Arsene Chabrier / photo @Nicolas Tramier

Entrevue avec Arsène Chabrier 


L’intention de base de TEMPS MORT était de faire un film rapidement qui s’inspirait d’une base documentaire.
Bien que ce recit ne soit pas autobiographique,
j’ai personnellement bien connu le milieu de la compétition dans le tennis de table. Tout d’abord, je trouvais chouette de parler d’un sport véritablement méconnu et encore trop stéréotypé (ping pong, loisir de square).
Le récit s’articule sur des enfants, que j’avais envie d’essayer de  filmer depuis longtemps, et repose sur des observations que j’ai eu quand j’était moi même dans ce milieu (
j’ai déjà vu un père gifler son enfant parce qu’il avait perdu un set). Sans trop caricaturer la chose, j’avais envie de faire une récit simple qui révèle le courage de ces enfants qui subissent parfois des pressions (que ce soit celles de leur proches ou celles qu’ils s’infligent à eux même).

Le budget du film est quasiment inexistant: environs 300€. Dans cette volonté de faire un film rapidement (deux mois entre le début de l’écriture et le tournage), je n’avais pas le temps de faire un crownfounding et je n’en voulais pas non plus.
Pour faciliter la logistique et l’organisation, je me suis rendu dans un véritable club de tennis de table (ASPTT Toulouse), et j’ai eu la chance d’avoir leur soutient pour m’aider à monter le projet.

La chose la plus surprenante du film et du tournage, c’est le petit Hugo Cuevas qui incarne Jan. Il s’agit d’un véritable pongiste qui n’avait jamais eu aucune expérience de jeu et que j’ai trouvé en casting sauvage pendant un entraînement.
Plus que ça, l’enfant de 12 ans, bien que motivé par le projet s’est révélé  être d’une timidité maladive dans la vie. Le simple fait de converser avec quelqu’un qu’il ne connaissait pas le mettait dans un état d’extrême nervosité qui le fatiguait très vite. Autant dire que nous avions peur pour le tournage. Mais après avoir répété pendant un mois, lorsque le tournage a commencé, une étincelle s’est formé. Hugo s’est révélé être un excellent acteur qui montait en force prise après prise.
Je trouve donc amusant qu’il s’agisse d’un film sur l’affirmation de soi et qu’en parallèle, l’acteur principale se soit affirmé en même temps que son personnage.

Extrait

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