PALMARES 2019 – Edition XIII

Après donc 3 intenses journées de cinéma autoproduit, les jurés,  Marcia Romano, Louise Courvoisier, Benoît Sabatier et Emmanuel Roy, ont rendu leur verdict. Ca nous rend triste pour les autres films, on devrait faire plus de prix, au moins un par film ! (ouhh la bonne idée… ou pas…).

 

BRUT D’OR LONG-MÉTRAGE 

CARNETS 88, de Sylvain Yonnet, 1H48 min – France

Des carnets de notes retracent une immersion dans le milieu néofasciste – et la fréquentation d’un jeune homme raffiné et charismatique, misogyne, raciste, odieux – le diable probablement.

Le jury a souligné l’audace de CARNETS 88, ce qui l’a fait penché en sa faveur. L’audace est un des ingrédients communs à tous les films Cinemabrut sélectionnés, et c’est vrai que là, parmi d’autres qualités, on ne peut pas dire que ce docu en manque !

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BRUT D’OR COURT-MÉTRAGE 

WOMXN, The Nightmare Of You Know Who, de Adrien Gystere Peskine et Eden Tinto Collins, 5’17 min – France

Jane Dark vit dans le Noir-et-Cher.Quand la Police d’Europe Normale menace sa communauté, elle devient la super-SHE-ro WOMXN aidée par son amie Dauphin en provenance du vaisseau spatial : Le Kora Mère !

Quel plaisir que ce Gyster soit si content d’avoir un Brut d’Or ! En 14 ans, Cinemabrut s’est fait sa communauté (réseau ?) de potes réalisateurs qui envoient leurs films, viennent, qu’on croise dans d’autres festoches… et ce grand gars à l’humour au degré indéfini fait partie de la famille désormais. Il avait déjà illuminer l’édition 2016 avec  MENESTREL, réalisé au sein d’un autre duo. Artiste de tous les domaines, il vous propose avec Eden Tinto Collins (l’héroïne) ce film drôle dont la fin n’a d’égale que la queue de poisson grosse comme celle de son dauphin de l’espace, même si les dauphins ne sont pas des poissons.

Regardez ici ce cauchemar de qui vous savez, aussi pour vous faire un avis sur les goûts du jury 2019 !!!  => WOMXN on YouBute

 


MENTION SPÉCIALE LONG-MÉTRAGE 

BARKOMO, de Boucary Ombotimbé et Aboubacra Bablé Draba, 1H16 min – Mali

Mali, fin 17e siècle. Dans un petit hameau du pays Dogon, un chasseur vit avec ses deux femmes. La première, Yamio, infertile après 10 ans de mariage, tente de se suicider à cause de l’humiliation que lui impose sa jeune co-épouse. Elle se jette du haut de la falaise, mais miraculeusement, elle atterrit en bas saine et sauve… Tiré d’une légende Dogon.

Sans aucun doute le long-métrage le plus atypique des 5 longs proposés, qui ont pourtant tous l’originalité de « l’autoproduction touch ». Un rythme particulier, une dramaturgie pas évidente, des dialogues et un jeu singuliers… Et pourtant notre jury a été ému par ce film Malien dont les réalisateurs sont aller jusqu’au bout de leur envie malgré de nombreux dangers et péripéties. Ce qui double le plaisir de cette récompense !

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MENTION SPÉCIALE COURT-MÉTRAGE 

PARETI BIANCHE, de Alessandro Sedda et Annalisa Ciacco, 15 min – Italie

Un homme et sa voix interpénètre les murs d’une maison. Il n’y a rien de plus effectif que le silence pour amplifier les mots. La paranoïa, triste ou hilarante, fait résoner l’écho.